Le 11 juillet,
la Mauritanie a célébré en grandes pompes,
avec l’appui de l’UNFPA (Fonds des Nations Unies pour
la population) , la Journée mondiale de la population.
Les manifestations commémoratives, étalées
sur une semaine, se sont essentiellement concentrées au
niveau de Nouakchott la capitale et dans la région L’Assaba.
Toutes les manifestations reflétaient les espérances
du pays en terme d’amélioration des conditions de
vie de ses citoyens. Conformément aux priorités
du Gouvernement et selon les vœux de la directrice générale
de l’UNFPA, Thoraya Ahmed Obaid, l’accent était
mis cette année, sur les jeunes et leur insertion dans
la vie économique et sociale.
Par la présence de quatre Ministres ( Affaires Economiques
et du développement, Santé et Affaires Sociales,
Jeunesse, Culture et Sport, Secrétaire d’Etat à
la Condition Féminine), à la cérémonie
officielle de lancement des activités commémoratives,
la Mauritanie a montré toute sa détermination à
fournir à ses jeunes des moyens de croire en leur avenir.
Dans ce pays où 62,5 % de la population a moins de 25 ans,
cette frange doit faire face à des défis liés
à la pauvreté, à la corruption et à
l'absence d'opportunités d'éducation et de formation
ainsi qu’aux risques liés à la Santé
de la Reproduction.
En participant largement et en provoquant le débat, les
jeunes ont profité de la tribune qui leur était
offerte et ont investi l’espace public, le temps de conférences-débats,
sketchs, animations musicales, matchs de football. Sous l’égide
du Ministère de la Jeunesse et Des sports, le 11 juillet
au soir, certains sont montés sur scène, ont pris
la plume ou ont chanté pour sensibiliser et dynamiser leurs
camarades. Prenant la parole lors de cette soirée d’ouverture,
Mme Mehla Mint Ahmed, ministre de la culture, de la jeunesse et
des sports s'est engagée à faire des réalisations
palpables pour les jeunes avant l'achèvement de la période
de transition. Elle a aussi félicité chaleureusement,
au nom du gouvernement, la jeunesse pour le rôle d'avant-garde
qu'elle a joué dans le vote en faveur des amendements constitutionnels.
Dans la maison des jeunes de Dar-Naim, l’ONG ASN s’est
engagée à faire passer auprès des jeunes
l’enjeu de la démocratie et de la citoyenneté.
Trois intervenants - journaliste, avocat, consultant de leur état
- tous membres officiels de l’ONG « Initiative citoyenne
pour le changement », ont rappelé à la quarantaine
de jeunes du quartier, la nécessité de leur implication
dans la vie citoyenne, dans la société civile, ces
jeunes qui portent en eux tous les signes du changement attendu.
« La jeunesse ne peut pas être obligé à
n’importe quoi », conclut le président de l’ONG.
Enfin, les femmes n’étaient pas en reste de ces
journées. Axe prioritaire du Gouvernement , soutenu par
l’ UNFPA, les questions de genre étaient largement
mises en avant. Pour parvenir au quota de 20 % fixé en
octobre 2005, la Mauritanie se doit de sensibiliser les femmes
à leur rôle moteur dans la société.
« On veux dire aux femmes que le développement n’est
pas opposé à la pratique de l’Islam et que
la participation des femmes n’est pas interdite par l’
Islam. » Ce message d’engagement a été
appuyé par de multiples sketchs en différents endroits
de la ville, préparés et interprétés
par des jeunes filles. Ces jeunes filles qui sont, aussi et surtout,
l’avenir de la vie politique en Mauritanie.