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Nouakchott, 24-02-2006
(Jeune Afrique) Trois agences de l'ONU, le Programme des
Nations unies pour le développement (PNUD), le Fonds des
Nations unies pour la population (FNUAP) et le Fonds des Nations
unies pour l'enfance (UNICEF) ont lancé, jeudi à Nouakchott,
un projet destiné à renforcer l'implication des femmes
dans le processus de décision en Mauritanie.
Le lancement de ce projet, qui intervient quelques jours avant la
célébration, le 8 mars, de la Fête internationale
des femmes, s'inscrit dans la perspective des futures consultations
électorales inscrites à l'agenda de la transition
entamée en Mauritanie le 3 août 2005.
Le projet vise notamment à améliorer
le renforcement des capacités des femmes dans le domaine
de la participation politique et constitue une réponse à
la marginalisation du genre. Il vise aussi à sensibiliser
et à renforcer les capacités des institutions.
Le statut et la condition de la femmes mauritanienne
sont encore marqués par de fortes disparités par rapport
à ceux des hommes.
Cette situation, qui résulte d'une accumulation
de fortes inégalités et d'un faible accès aux
ressources, est à l'origine d'une exclusion flagrante des
Mauritaniennes du processus de décision. Quelque 3% seulement
des sièges de l'ancien Parlement et une proportion comparable
au sein des conseils municipaux et du gouvernement son occupés
par les femmes, indique un document officiel.
Fin octobre dernier, des "Journées
nationales de concertation" tenues dans le cadre de la transition
actuellement en cours dans le pays avaient recommandé une
obligation 20% de candidatures féminines dans le cadre des
prochaines consultations électorales.
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