Le groupe thématique jeune auquel participent
des représentants de toutes les agences du SNU intervenant
dans le cadre de l'UNDAF en Mauritanie a vocation de constituer
un organe consultatif et de propositions de solution sur l'ensemble
des problèmes liées à la prise en compte
des besoins spécifiques des adolescents et des jeunes (santé,
droit à la SR, éducation. et Genre).
En 2002, la population de la Mauritanie était
estimée à 2.806.1891
habitants répartie sur treize régions administratives
(wilaya) dont Nouakchott, la capitale. Les indicateurs socio-démographique
montrent que cette population est très jeune avec environ
45% de moins de 15 ans et 55% de moins de 20 ans
Les données sur les IST/SIDA sont parcellaires.
Des études datant de 1994 et 19952
font état d'une situation inquiétante. Plusieurs
types d'IST ont été identifiés au cours de
ces études : le chlamydiae présent chez 8,8%
des hommes et 6% des femmes, le gonocoque chez 52% des hommes,
le trichomonas chez 20% des femmes, le tréponème
chez 17% des hommes et 19% des femmes enceintes). L'infection
VIH/SIDA gagne du terrain, la séroprévalence a augmenté
entre 1990 et 1997 de 0,1% à 1,2% et le nombre de cas cumulés
de SIDA est passé de 195 en 1988 à 434 en 1995.
La connaissance du préservatif, certes élevée
parmi les jeunes (82% en 1996), ne les a pas incités à
l'utiliser comme moyen de protection (23% de jeunes déclarent
avoir eu des relations sexuelles, seuls 21% d'entre eux ont utilisé
un préservatif au moment de l'acte).
En effet, les résultats de l'Enquête
Démographie Santé 2001 montrent qu'en Mauritanie,
encore deux adolescentes sur trois ne savent pas que le VIH/SIDA
peut être évité. Seuls 10% des jeunes femmes
et 15% des jeunes hommes connaissent l'existence des IST. Quatre
jeunes hommes sur cinq âgés de 20-24 ans ont commencé leur
vie sexuelle, mais deux tiers de ces jeunes n'utilisent pas le
préservatif. En Mauritanie, 80% des adolescents ne
sont accueillis dans aucune structure d'éducation collective.
93% des adolescentes abandonnent leurs études avant le
Baccalauréat. Les adolescents ont donc très peu
d'accès à l'information en matière de prévention
des IST/VIH/SIDA et des grossesses non désirées.
Ils prennent volontairement des risques sachant qu'ils seraient
fortement réprouvés s'ils se présentaient
auprès d'une structure de santé pour y chercher
des moyens de prévention (contraceptifs y compris les préservatifs)
.
Après une analyse approfondie de cette
situation , les besoins suivants ont été identifiés :
-
Formation en Animation/planification/gestion
-
Support éducatif
-
IEC/CCC
-
Appui en équipement
-
Responsabilisation/concertation
-
Participation des leaders de jeunesse
à la prise de décision programmatique
-
production par les jeunes de leurs propres
supports socio-éducatifs.
-
Initiation aux nouvelles technologie de
l'information
-
Mise en place d'un portail Internet sur
le jeunesse mauritanienne opérationnel .
-
Prise en charge des besoins en SR ;
éducation , AGR..
-
un dispositif d'approvisionnement des
jeunes en contraceptifs (préservatifs) opérationnel.
Au vue de ces constats, les agences du SNU et
les autres partenaires au développement souhaiteraient
apporter un soutien aux jeunes pour les aider à mieux se
protéger, se prendre en charge et gérer les problèmes
qu'ils rencontrent.
BILATERAUX/ MULTILATERAUX |
LES ONGs |
AGENCES DE
NATIONS UNIES |
Consulat du Japon
|
Fédération Luthérienne Mondiale
(FLM) |
UNFPA |
Ambassade des Etats Unis
|
World Vision |
OMS |
Ambassade d’Allemagne
|
Caritas |
UNICEF |
GTZ
|
Association Française des Volontaires du Progrès
(AFVP) |
PNUD |
Délégation de la Commission Européenne
|
Médecin Sans Frontière (MSF) |
PAM |
AFD (Agence Française de Développement)
|
OXFAM GB |
|
Group de suivi Genre (SECF)
|
|
|
| Coopération Française |
|
|
***
1. Recensement Général
de la population et de l'habitat (RGPH-2000)
2. Etude du Programme National de Lutte contre le Sida en 1994-1995