Quant mon mari m’a répudiée,
je me suis trouvée complètement désorientée,
avec trois filles en charge et sans aucune source de revenu. Ma
première réaction a été de quitter le
village pour la ville ou les opportunités de subsistances
me semblaient plus disponibles. J’ai retiré les filles
de l’école et je ne pensais qu’à les «
caser » le plus vite possible . Leur trouver rapidement des
maris, me semblait la solution idéale. Elles seront ainsi
en sécurité et pourront contribuer à me prendre
en charge. Heureusement quelques temps après notre arrivée
en ville nous avons reçu, à plusieurs reprises, le
visite d’une ONG qui faisait de la sensibilisation sur l’éducation
des filles
A travers les discussions
et les échanges avec les animateurs de l’ONG,
j’ai petit à petit réalisé, que
j’étais en train d’hypothéquer
l’avenir de mes filles au lieu de l’assurer.
J’ai tiré les leçons de ma propre expérience
faite de soumission et de dépendance. Un sort que
je ne voulais en aucun cas pour mes filles. |
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J’ai remis les filles à l’école. J’ai
ouvert une échoppe au marché .Je suis aujourd’hui
totalement autonome. La plus grande de mes filles se présente
au BAC cette année. Les deux autres poursuivent normalement
leur scolarité. Avec le recul je me rends compte que j’étais
à un pas du gouffre et remercie Dieu de m’avoir ouvert
les yeux à temps. »